Ardoukoba volcan, Ardoukoba volcano, Djibouti

Pour accéder au Lac Assal, il faut traverser toute une région volcanique qui évoque immanquablement l'enfer de Dante. Les qualificatifs "infernal" et "apocalyptique" sont de rigueur pour décrire ce site chaotique qui attirent les géologues et les vulcanologues du monde entier depuis vingt ans. Du fait d'une érosion minime, cette région est en effet géologiquement exceptionnelle En outre, il s'y produit des phénomènes uniques à ciel couvert, liés à la dérive des continents, qui ont provoqué notamment l'apparition de l'Ardoukoba, en novembre 1978.



Né d'une fracture causée par une intense activité sismique, ce petit volcan n'aura vécu que l'espace d'une semaine. Mais sa signification est essentielle : c'est la preuve concrète de l'écartement incessant des continents ( 2 centimètres par an en moyenne entre l'Arabie et l'Afrique, 1,20 mètre brusquement lorsqu'est apparu l'Ardoukoba). C'est aussi la preuve, selon les scientifiques, que toute cette zone appartient à un futur océan, l'océan "érythréen", qui sera dans quelques années, aussi important que l'Atlantique.

L'Ardoukoba est le dernier né des volcans de la planète