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HAROUN TAZIEFF À DJIBOUTI

CE VOLCAN, BAPTISÉ ARDOUKÔBA PAR HAROUN TAZIEFF

Haroun Tazieff (1914-1998) participé uniquement à la première expédition de la Calypso du Commandant Cousteau en mer Rouge qui a commencé le 24 novembre 1951. Il a été embarqué à l’époque comme géologue et volcanologue et Cousteau lui a promis de magnifiques opportunitées pour visiter les volcans de Djibouti et de l’Ethiopie. Bien que Haroun Tazieff n’ait pas le pied marin, cette proposition l’avait beaucoup séduit.
Ce volcan, baptisé Ardoukôba par Haroun Tazieff, du nom du secteur où il est apparu, est situé sur une dorsale océanique à l’air libre et qui est très active : les fissures lithosphériques sur lesquelles il se trouve s’ouvrent à la vitesse moyenne de 3 cm par an. L’Ardoukôba est le dernier-né des volcans de la planète, et il est celui qui a eu la vie la plus brève : son éruption a duré du 7 au 14 novembre 1978.

Haroun Tazieff est né le 11 mai 1914 à Varsovie, alors partie de la Russie tsariste, d’un père tatar, né à Yangi-Yer, docteur en médecine, qui mourut au front dans les premiers combats de la Première Guerre mondiale, et d’une mère russe, née à Dvinsk, qui était chimiste et docteur en sciences politiques. Montagnard, trempé d’un esprit d’aventure transcendant le risque, c’est au Congo qu’il découvre les volcans actifs et fait partager sa passion par des livres et des films à partir du début des années 1950 (Cratères en feu,1952), et c’est en 1959 avec son premier long métrage couronné par de nombreux prix, Les Rendez-vous du diable, qu’il obtient un succès international.

Haroun Tazieff

Haroun Tazieff

Né à Varsovie le 11 mai 1914 et mort à Paris le 2 février 1998, est un ingénieur agronome, ingénieur géologue, ingénieur des mines, volcanologue et écrivain de nationalité russe naturalisé successivement belge puis français.

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